Burger Royal: un nouveau standard pour le burger

Pour la dernière journée de la Burger Week de Montréal, nous vous faisons découvrir un établissement unique où chaque ingrédient est traçable jusqu'à la source: Burger Royal, la version "de la ferme à l'assiette" du cheeseburger.

Cela fait à peine quelques minutes que je suis entrée dans le Burger Royal que le chef, Sami, me demande si j’ai faim. Sans que j’ai le temps d’articuler une réponse intelligible, il ajoute: « Je t’en commande un petit ». Sept minutes plus tard, le burger est devant moi, le pain doré, la boulette appétissante, une tranche de bacon entre les deux. Je mords dedans: c’est très simplement un des meilleurs burgers que j’ai mangé.

« C’est mon ode au fast food burger: on a du fromage américain fait maison [une version homemade des singles de Kraft], des cornichons doux et des oignons marinés ici, la sauce Mille-îles, ou « Big Mac », elle aussi maison. Le pain vient de la boulangerie artisanale le Fromentier, le boeuf vient de Nordest et le bacon du Boucher fâché, deux producteurs avec qui je fais affaire à travers Provender ». Tout au Burger Royal respire le fast food et pourtant, vous ne trouverez pas un ingrédient qui ne soit passé par un minutieux processus de sélection, basé sur la qualité. Tout est fait maison et traçable jusqu’au producteur. « Personne ne représente mieux un territoire que les fermiers, parce qu’ils travaillent avec la terre. C’est ma façon de montrer ma gratitude à mon pays d’adoption », déclare le chef d’origine syrienne.

« Il y a beaucoup d’excellents restaurants à Montréal qui ont une approche de la ferme à la table, mais aucun d’eux n’offre du comfort food »explique Sami. « Il n’y a aucune raison pour laquelle les gens ne pourraient pas avoir ce type de qualité et d’éthique pour leur burger ou leur mac n'cheese » ajoute-t-il. Parlant de mac n'cheese, ou macaronis au fromage, Sami est fier de pouvoir dire qu’il connaît l’origine de chacun des ingrédients qui le compose: « Je sais d’où vient la farine, le beurre, la crème, le lait, le fromage… C’est ça qui nous rend heureux, ainsi que les clients ». Sami rapporte que même après avoir mangé le burger d’une demie livre, les clients se sentent pleins mais pas alourdis. Une qualité qui se ressent dans le corps, mais aussi au niveau éthique: « Il y a des végétariens qui viennent à notre restaurant et commandent des burger de boeuf. Ce ne sont pas des végétariens stricts, mais cela donne une idée du type d’éthique que nous encourageons à travers notre cuisine ». Pourtant, ils auraient bien pu se lancer les yeux fermés sur la boulette végétarienne, recommandée par Buzzfeed comme l’une des 10 meilleures au monde!

Personne ne représente mieux un territoire que les fermiers, parce qu’ils travaillent avec la terre.

Lorsque je lui demande pourquoi il a choisi le burger comme spécialité pour son commerce, Sami y va d’une anecdote de jeunesse: « Mon frère et moi avons beaucoup voyagé et nous avons connu beaucoup d’hôtels. Chaque fois que nous arrivions dans un nouvel établissement, nous commandions un burger et évaluions l’endroit selon sa qualité». Si le burger a donc fait office de standard dans la vie de Sami, on peut dire que le chef et son équipe ont en retour su créer un nouveau standard pour le burger.

Steve, un membre de la communauté Provender des États-Unis à la découverte du meilleur Burger de sa vie! Un choc émotionnel dès la mise en bouche!    Photos: Emanuel Pinochet

Steve, un membre de la communauté Provender des États-Unis à la découverte du meilleur Burger de sa vie! Un choc émotionnel dès la mise en bouche! 

 

Photos: Emanuel Pinochet